Visite du théâtre

Missing Bernadette Hourtolou, le 17 avril 2015 17:21:48






Sur
la façade sont représentés la musique, la danse, la poésie et le
théâtre.
Jusqu'en
1930 l'entrée principale était dans la rue latérale.
Autrefois,
le théâtre était éclairé par des bougies placées sur un lustre
au centre de la salle. Le public se tenait debout autour du centre
dans lequel il y avait les Chevaliers du Lustre  : leur tâche
était de récupérer sur leur chapeau et leur manteau la cire des
bougies afin qu'elle ne tombe pas par terre.
La
scène était éclairée par des bougies postées sur le devant et
les acteurs s'avançaient pour parler au-dessus afin qu'on voit leurs
visages.
Il
y a trois balcons, un poulailler et un parterre au théâtre de
Montauban.
Deux
expressions  proviennent du langage théâtral  : être
sous les feux de la rampe c'est-à-dire au centre de l'actualité, et
monter sur les planches....
Deux
loges aménagées avec des fauteuils et un miroir étaient utilisées
par le maire et le préfet pour voir et être vus.
La
scène est en pente afin que les acteurs du fond puissent être vus.
Les trois coups, en fait 11+3, sont tapés à l'aide d'un bâton
appelé brigadier.
Sous
la scène passent les fils électriques et des conduites d'eau. C'est
de là qu'on hissait les décors sur la scène . On peut encore voir
les rails et les ouvertures pour les décors. De là aussi qu'on
accédait à la boite du souffleur. (souffler n'est pas jouer). Un
escalier débouchant sur la scène permettait aux acteurs
d'apparaitre ou de disparaître comme par magie. Ce dessous de scène
est un des rares à exister encore en France  .
Bientôt,
toute cette installation va disparaître pour être remplacée par
une autre scène car actuellement, comme la scène est en pente, cela
pose de gros problèmes pour les spectacles de danse.
Lorsque
les personnes debout dans le parterre étaient trop bruyantes, voire
chahutaient quand il s'agissait d'étudiants, on les reléguait au
poulailler, au troisième étage , loin de la scène, où ils
pouvaient discuter, voire caqueter à loisir. Des bancs en bois et en
fer permettaient aux gens de s'asseoir haut perchés et de regarder
de loin. Là aussi, il y avait des chevaliers.... de la claque cette
fois... ou de l'anti-claque  : en fonction de leur objectif,
promouvoir le spectacle ou, au contraire, le dénigrer, ils
incitaient aux applaudissements ou aux sifflets, dans tous les cas de
figure, ils faisaient parler du spectacle.